Deux ans après le scandale des Ehpad, Orpea change de nom et devient Emeis | TF1 INFO

LCI - 20/03
[VIDÉO] Le groupe d'Ehpad privés Orpea change de nom pour devenir "Emeis". Le géant avait été gravement mis en cause pour ses pratiques par un livre du journaliste d'investigation Victor Castanet. Orpea était passé proche de la faillite il y a quelques mois. - Deux ans après le scandale des Ehpad, Orpea change de nom et devient Emeis (Sujets de société) - TF1 INFO

Le groupe d'Ehpad privés Orpea change de nom pour devenir "Emeis".
Le géant avait été gravement mis en cause pour ses pratiques par un livre du journaliste d'investigation Victor Castanet.
Orpea était passé proche de la faillite il y a quelques mois.

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Maltraitance dans les Ehpad : le scandale Orpea

Une "marque abîmée". Le directeur du groupe Orpea, Laurent Guillot, n'a pas tardé à justifier le changement de nom de l'entreprise gérant des centaines d'Ehpad privés dans le monde. La firme devient donc Emeis, comme un ultime moyen de balayer le scandale connu il y a deux ans, après la parution du livre "Les Fossoyeurs", qui avait ébranlé le secteur tout entier du grand âge. Dans cet ouvrage très commenté, le journaliste d'investigation Victor Castanet dénonçait les maltraitances des résidents au sein d'établissements Orpea, un usage abusif des fonds publics et des manquements dans la gestion de ses personnels.

Un groupe passé tout proche de la faillite

Le groupe a entrepris d'importants changements depuis l'affaire. Certains de ses ex-dirigeants font l'objet de poursuites judiciaires. Mais désormais, ils ont laissé place à un nouvel actionnariat, une nouvelle gouvernance et maintenant un nouveau nom et un nouveau logo : des mains, symbolisant les métiers du soin, entourant le nom Emeis, écrit en minuscules. Le mastodonte, qui emploie 76.000 personnes dans le monde, revendique ainsi une nouvelle "raison d'être" : "ensemble, soyons force de vie des plus fragiles". Une manière de mettre en avant le nouveau "projet collectif" vanté par son directeur, Laurent Guillot.

Il faut dire que l'ex-Orpea revient de loin. Lourdement endetté, le groupe a été sauvé de la faillite par la Caisse des Dépôts, bras armé de l'État, qui, avec un consortium, en a pris le contrôle en décembre 2023. Au fil de la restructuration qui a entraîné une forte dilution pour les actionnaires, le titre Orpea, qui cotait au-dessus de 80 euros en janvier 2022, ne vaut aujourd’hui plus qu'un centime. Malgré tout, l'actuelle équipe dirigeante assure n'avoir pas de problème d'attractivité malgré la médiatisation du scandale. Selon Laurent Guillot, au sein de l'entreprise, l'accent a été mis sur le recrutement, l'amélioration des rémunérations et des conditions de travail des salariés.

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Autre évolution majeure : le regroupement, sous une marque unique, Emeis, des cliniques psychiatriques et de soins de suite qui appartenaient jusqu'alors à sa filiale Clinea. De cette manière, le géant veut se positionner comme un acteur qui "prend soin des personnes fragilisées", à différentes étapes de la vie, avec des passerelles entre ses établissements agissant dans la santé mentale, physique ou le grand âge.

T.A. avec AFP

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